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Retour vers le futur… Ordinateurs avec composants en bois!


Ordinateur en bois
Je n'aime pas les sciences physiques. Je l'ai compris au cégep… il y a donc longtemps de cela. J'ai toujours préféré les mots et c'est encore ainsi aujourd'hui. Alors loin de moi l'idée de vous servir une chronique scientifique aujourd'hui. Toutefois, j'ai envie de vous faire part d'une nouvelle très prometteuse pour plusieurs domaines dont l'aérospatial, la foresterie et les technologies.

Avez-vous déjà entendu parler de la nanocellulose cristalline (NCC)? De ce nanomatériau qu'on retrouve dans la fibre du bois et dont une seule particule est 100 fois plus petite que le diamètre d'un cheveu? Nous parlons donc ici de l'infiniment petit. L'infiniment petit, oui, mais au service de grandes avancées scientifiques.

En mai dernier, une équipe de chercheurs de l'Université du Wisconsin publiait, dans la revue Nature, les résultats d'une étude et d'expérimentations qui ont mené à une découverte marquante : le remplacement du silicium des microprocesseurs des ordinateurs par des nanofibres de cellulose. Ce procédé permettrait donc de rendre ces composants entièrement biodégradables. Quand on sait que l'an dernier, 75 millions de tonnes de déchets d'équipements électriques et électroniques ont été jetées dans le  monde, je pense qu'on peut même qualifier cette percée de révolutionnaire!  

Bref, les chercheurs ont réussi à créer un nouveau support de puce de 5 mm X 6 mm et à y imprimer 1500 microtransistors formant des circuits intégrés hyperfréquence. Il s'agit là d'une quantité supérieure à une puce classique pour un support de cette taille. De plus, le support maintient son efficacité, même face aux variations de température.  

Cependant, l'avantage le plus précieux que présentent ces microprocesseurs est qu'on pourra les jeter n'importe où, car ils se décomposeront et alimenteront l'endroit en cellulose. On assistera donc à une diminution de l'utilisation de certains composés polluants comme l'arséniure et le gallium. Il existe toutefois une ombre au tableau… Comme l'industrie du silicium produit énormément, la fabrication de puces en nanofibres de cellulose ne serait pas rentable et donc, pas mise de l'avant dans l'immédiat.

Dommage, car comme l'affirmait Tatanka Yotanka, guerrier Sioux : « Quand ils auront coupé le dernier arbre, pollué le dernier ruisseau, pêché le dernier poisson, ils s'apercevront que l'argent ne se mange pas. »

Céline Thibault
Chroniqueuse

Microprocesseur en bois
Microprocesseur en bois plutôt qu'en silicium
(Ph. Matt Laskowski via Flikr CC BY 2.0)










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